Nous continuons notre route au sud du pays, dans la région d’Areni, nom du village historique de la viticulture arménienne ainsi que du cépage le plus répandu du pays.

Nous assistons ce samedi à la fête du vin à Areni, où chaque habitant partage son vin local, conservé au chaud dans des bouteilles en plastique coca-cola. L’une de ces bouteilles nous est offerte par un arménien qui compte la boire entièrement avec nous en 10 minutes. Passées les 1ères gorgées, la raison prend le pas sur la politesse et nous décidons de ne pas relever le défi… La fête bat son plein, chanteurs et danseurs folkloriques animent les montagnes sur odeurs de barbecue.

ARENI

Nous partons ensuite découvrir le domaine de Zorah wines, dans les hauteurs. Nous rencontrons Zorik et sa femme. Leur parcours est passionnant. Après avoir vécu à l’étranger et notamment en Italie, ils ont fait le pari de construire une winery en Arménie en mêlant héritage culturel et modernité. Tous deux montrent une volonté de fer pour produire des vins qui reflètent un terroir cher à leur cœur dans un pays où viticulture remonterait à plus de 5000 ans.

Nous découvrons donc leur cave et leurs vignes, et dégustons leur vin. Ils nous expliquent que la forme des bouteilles est telle que la silhouette des arméniens : courte et charpentée !

ZORAH

Puis nous rejoignons Varuzhan Mouradian, autre producteur de vin arménien ayant cette approche du terroir et rencontré à la fête d’Areni, mais dont les vignes se situent au nord d’Erevan. Son domaine se nomme Van Ardi, ce qui signifie en arménien ancien « soleil de Van », Van étant le village de ces ancêtres où l’on produisait un excellent vin.

VAN ARDI

Ce comptable, qui a vécu 20 ans en Californie, a décidé de croire au potentiel du terroir arménien et construit petit à petit son domaine. Il nous explique toutefois qu’il n’existe rien en Arménie concernant des études sur les sols, les cépages ou les terroirs. Tout n’est qu’expérimentation et intuitions…

Une fois encore, nous voyons dans ces arméniens revenus au pays une volonté très forte de mettre en exergue le potentiel d’un terroir qu’ils chérissent. Leur objectif est faire profiter leur pays de leurs expériences à l’étranger et d’en tirer le meilleur.

L’histoire est belle et honorable.